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Adeline La MarraineAllez Bordeaux! Vive le pulco-citron |
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July 21 La petite maison dans la prairie ...... ou la série en neuf saisons que M6 se sent obligé de passer en boucle depuis quinze ans, histoire que tout le monde ait sa dose quotidienne d'optimisme, de morale et de happy end.
Le petit village de Walnut Grove dans lequel s'incrustent Charles et Caroline Ingalls, les héros venus de très très loin avec leur charrette, veut nous montrer à quel point c'était mieux avant au XIX°s, en Amérique, et comme les gens étaient gentils et solidaires.
Les nouveaux arrivants vont choisir une grande prairie bien verte, et comme Charles est très fort, il va construire rien qu'avec des planches une jolie maison bien solide, qui ne va pas sans nous rappeler nos abris de jardin en préfabriqué, mais avec un étage. D'où le titre. Mais peu après, Charles installe des barrières autour de sa maison et met son cheval dans la prairie, donc on a l'impression qu'il n'y a plus de prairie. Peu importe.
Aussitôt, tout les monde les adore. D'abord, Charles, c'est un bon Américain. Il travaille beaucoup (il coupe du bois, il cultive son jardin, et quand il a fini il va labourer celui des autres, réparer les charrettes de ses copains avant la sienne) et ne dit jamais combien il gagne. Il est bien brave. Comme il est souvent fourré chez les voisins pour réparer la toiture avec Edwards son meilleur pote, il se mêle un peu de leurs affaires et se retrouve dans des embrouilles pas possibles. Par chance, Charles Ingalls, tout en bouclettes et rouflaquettes, est un type qui n'hésite pas à prendre ses responsabilités. De toute façon, il gagne toujours : il est gentil et courageux, il va écouter la messe tous les dimanches, c'est un personnage de série américaine des années 70, il n'a donc rien à craindre!
Alors forcément, toutes ces péripéties, ça donne faim. Heureusement que sa Caroline est là est pour préparer la soupe et faire les courses (sa seule raison pour quitter la cabane). Aussi pour s'occuper des enfants, évidemment : Marie, l'enfant modèle qui perdra la vue parce qu'elle est tellement exemplaire qu'il fallait bien lui en faire baver un peu; Laura, la rebelle, celle qui ne manque pas une occasion de se faire remarquer; Carrie, qui ne sert pas à grand chose dans la majorité des épisodes mais que sa chute spectaculaire dans le générique a rendu célèbre. D'autres, surtout dans les dernières saisons de la série, viendront peupler la famille, par le biais de l'adoption, arrachés à coup de savate des griffes d'un alcoolique, trouvés en train de faire la manche (bouh pas bien!) ou tout simplement cueillis dans la forêt (comme les champignons). Pour permettre à maman de faire encore plus de gâteaux, puisqu'elle adore ça. Des couffins au pied des arbres, toujours du soleil mais rarement de sècheresse, de la neige à Noël, des poissons dans la rivière, des gentils blancs qui s'entendent bien entre eux, qui travaillent tout le temps et qui ne se plaignent pas, dans un monde où les méchants étrangers n'ont pas eue l'idée de venir, une série qui a tout pour plaire, plus que jamais! M6 a peut-être bien calculé son coup finalement! La série préférée de Sarko? Non pas assez de flics! ^^ July 16 A voir absolument...Vous recherchez un blog polémique avec du sang et de la baston?
Vous aimez la peinture fraîche, les films géniaux dont on ne parle pratiquement pas?
Vous détestez les mini-bus, les blagues de blondes, et Facebook?
Vous ignorez tout du fonctionnement des baguettes au resto chinois, des lunules, du dernier CD de C*rla Br*ni?
Allez jeter un oeil (c'est une image) sur le super blog de Marion l'agent MBTTT**!
July 13 La vieilleAujourd'hui, le ciel est bleu et le soleil rend la température supportable. Quel dommage que la fenêtre donne sur la haie qui commence à se déplumer sous l'effet de l'automne, dévoilant maintenant la demeure de la vieille. Justement, cette dernière vient de sortir, sans doute par la porte de derrière ; toutes les maisons du lotissement sont identiques, après tout. C'est facile de savoir sur quelle pièce donne chaque fenêtre. Grâce aux branches, on ne peut voir que son ombre, et l'éclat de son décolleté fluorescent, qui constitue depuis huit jours déjà la tenue de cette prostituée de 70 ans encore active et comme entretenue par une haine inexplicable envers tous, et qui a le mérite de nous permettre de ne pas la confondre avec son chien. Ce chien qui la suit inlassablement, et qui n'ose même pas la bouffer, craignant sans doute l'intoxication alimentaire. Elle frôle la haie de long en large, épiant le moindre mouvement provenant de notre côté, dans le but sans doute de piéger la moindre parole susceptible de nourrir ses prochains ragots : tout chez elle n'est que vile intention. Cette veuve de chasseur n'a conservé de ses quarante ans de mariage que les châtaignes, le pas léger et fourbe trahissant le gibier, et le goût du vin qui rend le foie pareil à une éponge. Le gibier, c'est nous; je tire le rideau, résistant à l'envie de fermer les volets, de ne plus partager le même monde que ce suppôt du diable, qui s'est de plus forgé une digne descendance. A peine l'écran de tissu rajusté à l'étendue de la fenêtre, une voix perçante et nocive à tout tympan vient faire écho aux grognements de truie que la vieille pousse à longueur de journée, avec ou sans raison. Comme tous les samedis, la fille de la vieille honore sa mère de sa présence en venant chercher son chèque. Depuis peu, il me semble même percevoir, de temps en temps, la voix impérieuse de la petite fille de la vieille déjà avide d'argent de poche. Et, maintenant que nous avons étendu la lessive sous le soleil, la vieille remue à l'aide d'un bâton les cendres d'un feu de feuilles mortes pour le raviver, tandis que la fille se grille une clope. Poussés par le vent complice, les deux filets de fumée se rejoindront bientôt pour souiller notre linge blanc et jaunir la haie. Le Costume 4
Le Costume 3Philémon prend le bus avec deux ou trois potes pour se rendre sur son lieu de travail. C'est une des scènes les plus réussies : pas de décor, pas de matériel précis, seulement un fond sonore de bus qui freine tous les trois mètres et un excellent travail des trois «passagers», qui se retiennent à une barre inexistante et feignent de perdre l'équilibre à chaque coup de frein fictif. C'est dans la qualité du mime, et dans la bonne utilisation des «bruitages», que réside toute la réussite de la pièce, ou une partie du moins, car l'intrigue et la chute ne manquent pas d'originalité. |
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